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Huiles essentielles


Allez, un bon titre un peu polémique, c’est ça qu’on aime !
Aujourd’hui je vais vous parler des huiles essentielles.
On en trouve dans de plus en plus de produits, que ce soit pour les humains ou pour les animaux ; mais bon, vous comprendrez que sur Cavalgreen on n’aborde pas le sujet des HE dans votre lessive-qui-lave-plus-blanc-que-blanc.
Mais du coup, on a tendance à penser que les HE, c’est naturel, donc c’est forcément bon.
Spoiler alert : l’amanite tue-mouche aussi c’est naturel ; je vous déconseille pourtant d’en avaler (après vous faites bien ce que vous voulez, mais je décline toute responsabilité!). 
Loin de moi l’idée de dénigrer les huiles essentielles ; j’en utilise moi-même, pour moi ou pour mon cheval, et elles sont efficaces pour tout un tas de choses.
Je suis juste ébahie (oui, ébahie) de constater que, régulièrement, les HE sont utilisées un peu n’importe comment, sans se renseigner, car elles sont « naturelles » et donc vues comme sans danger.

Alors je vous propose de vous emmener dans le monde magique des huiles essentielles, et de savoir pourquoi ce n’est pas toujours une bonne idée !

 

1. Les huiles essentielles, des complexes puissants, efficaces et à ne pas prendre à la légère (comme moi) (non)

On le sait, les huiles essentielles sont des substances très puissantes. Il n’y a qu’à voir le nombre de gouttes qui sont recommandées pour se traiter contre un rhume, par exemple ; pas besoin d’une dose… de cheval (hahaha, vous l’avez, humour, hilarité générale, liesse populaire).

Je dis ça en tant que fille d’une maman qui a passé un DU d’aromathérapie : ne prenez jamais les HE à la légère. Le surdosage est très fréquent, car on se dit que c’est sans danger. On utilise des huiles sans se renseigner sur leurs effets, sur leurs contre-indications, sur les effets secondaires…
Typiquement, chez les chevaux, on va étaler des HE sans se demander si elles sont photosensibles (et pouvant donc provoquer des brûlures), si elles sont allergènes, s’il n’y a pas des interactions indésirables avec des traitements en cours ou d’autres produits…

Moi la première, je me suis déjà cramé la cuisse en utilisant une HE pure comme décontractant musculaire (gaulthérie mon amour) alors qu’il fallait la diluer. 3 gouttes ont suffi à transformer ma cuisse en jambonneau rouge vif, je vous déconseille (y compris aux amateurs de charcuterie).

Faites également attention aux synergies. Elle ne se mélangent pas toutes ! Autant certaines combinaisons d’HE peuvent amplifier les effets, autant certaines sont contre-indiquées ou s’annulent… ce qui serait dommage !

 

2. Les HE, pas si respectueuses de l’environnement

Au-delà de l’aspect (essentiel) de la santé, il faut aussi parler du côté environnemental. Qui dit HE, dit naturel, non ? Donc bon pour l’environnement, non ?
Que nenni Jamy !
Un produit à la fabrication lourde
Les huiles essentielles sont des… essences (merci Captain Obvious). Il faut donc une énorme quantité de plantes pour produire une toute petite quantité d’huile essentielle (d’après la Compagnie des Sens, quel que soit le mode de production, il faut plusieurs kilos de plantes pour produire un seul et unique kilo d’huile essentielle).

Et pour produire une énorme quantité de plantes, il faut beaucoup d’eau, de nutriments, bref un puisement important dans les ressources naturelles. Il faut ensuite compter le procédé de fabrication lui-même (distillation, hydro-distillation…) qui consomme de l’énergie et de l’eau. Ne parlons pas des coûts de fabrication des emballages (flacons, cartons…) et de transport.
Bref, beaucoup de ressources mises à contribution pour produire votre petit flacon d’huile essentielle. Si c’est pour en coller partout « parce que c’est naturel » (ou l’envoyer direct dans les égouts, pour reprendre l’exemple de la lessive), on n’est pas sur quelque chose de très productif ou de très respectueux de l’environnement.

Le produit le plus respectueux de l’environnement, c’est encore celui qu’on ne consomme pas. D’où la nécessité de raisonner notre consommation, y compris de produits naturels : un impact moindre ne veut pas dire zéro impact. Si j’utilise 8 litres d’huiles essentielles par an, je fais du mal à la planète, même si mon huile est effectivement moins nocive que la javel…
Enfin, nous ignorons encore le véritable impact des HE sur ces milieux. Potentiellement, une HE que l’on rince peut détériorer le milieu naturel, empêcher des plantes ou des animaux de se développer correctement, voire les tuer par leur toxicité.
Raison de plus pour utiliser les HE de manière raisonnée !

 

En résumé, avant d’utiliser une HE, c’est comme avant d’utiliser un médicament : on se renseigne, on utilise la dose juste (on voit personne donner de l’Equipalazone à l’arrache à son cheval!), on teste, bref on prend les précautions qui s’imposent !

 

Je vous laisse, je vais me faire une inhalation de Tea Tree pour calmer mes allergies !

 

Article rédigé par : Marine Le Tessier

 

NB de Cavalgreen : C'est pour toutes ces raisons que nous vous recommandons de vous fier aux produits composés d'huiles essentielles faits par des professionnelles et non de fabrication "maison". Nous les premiers, avons essayé de réaliser nos anti-mouches. Résultats, un achat de flacons à moitié utilisés, des cocktails détonnants, des produits peu efficaces... Comme nous le disons régulièrement, tournons-nous vers des produits faits par des personnes dont c'est le métier :) ( Alodis Care, Natural'Innov, Ekin...)

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